L’alcool et l’épilepsie


L’alcool est-il nuisible?

L’alcool est l’une des drogues les plus anciennes et les plus utilisées. En cas d’abus, l’alcool peut constituer un danger grave. Les effets aigus d’une surdose ne sont pas clairement établis. En état d’ébriété, nous perdons la capacité à penser clairement et nous ne pouvons pas différencier entre ce qui est bon ou ce qui est mauvais. Nos capacités à effectuer des gestes moteurs comme la conduite automobile sont nettement réduites. De nombreuses personnes meurent chaque année en raison d’accidents de véhicules à moteur et de surdoses de cette drogue qu’est l’alcool. Une trop forte consommation d’alcool est souvent associée à une malnutrition et aussi à des lésions au foie, au pancréas, aux nerfs et au cerveau.

En petites doses, l’alcool peut exercer un effet calmant et un sentiment de relaxation. Dans les situations sociales où la consommation d’alcool est encouragée, les gens qui ne sont pas des buveurs mondains sont considérés comme « différents », voire « anormaux ».


La consommation d’alcool peut-elle provoquer des crises?

Le syndrome de sevrage qui survient après une consommation excessive d’alcool peut entraîner des convulsions, une des manifestations du délire alcoolique aigu.


Une personne épileptique peut-elle consommer de l’alcool?

On présume que l’alcool est néfaste pour les épileptiques. Toutefois, il n’y a aucune preuve définitive que l’usage peu fréquent de petites quantités d’alcool soit nuisible pour les personnes dont l’épilepsie est bien maîtrisée. Cependant, chez les personnes dont l’épilepsie est mal maîtrisée, même une faible quantité d’alcool peut aggraver les crises et faire du tort. L’omission des médicaments et le manque important de sommeil associés à la consommation d’alcool peuvent également provoquer des crises.


La consommation d’alcool est-elle sécuritaire en même temps que la prise d’anticonvulsivants?

De nombreux anticonvulsivants exercent un certain degré d’effets sédatifs, lesquels s’ajoutent aux effets sédatifs de l’alcool. Ainsi, vous serez ivre avec une quantité moindre d’alcool que si vous ne preniez pas d’anticonvulsivants. Si vous choisissez de prendre de l’alcool, apprenez à connaître vos limites et à les respecter. Les conséquences de la consommation d’alcool en même temps que la prise d’anticonvulsivants dépend également du type de médicaments que vous prenez; discutez-en avec votre médecin.


L’alcool peut-il compromettre les effets de mes médicaments?

L’alcool peut modifier la vitesse d’absorption de certains médicaments dans l’organisme. Le médicament Dilantin, par exemple, sera éliminé plus rapidement. L’alcool peut également amplifier les effets secondaires de vos médicaments.


Devrais-je cesser de prendre mes médicaments si je prends de l’alcool?

NON, cela est vivement déconseillé! L’alcool n’est pas un médicament anticonvulsivant et il peut même abaisser le seuil critique.


Quelles sont les consignes à suivre pour les épileptiques qui choisissent de consommer de l’alcool?

Si vous choisissez de consommer de l’alcool, faites-le avec modération et assurez-vous de ne pas omettre de prendre vos médicaments ou de ne pas dormir moins. Rappelez-vous que vous êtes susceptible à tous les dangers associés à la consommation d’alcool. Ne courez pas le risque de dépendre de l’alcool pour apaiser vos frustrations liées à l’épilepsie. Si la consommation d’alcool en quantités minimes ou à l’occasion provoque des crises, vous devriez vous abstenir de boire. Soyez particulièrement vigilant lorsque vous commencez à prendre un nouveau médicament ou lorsque vous modifiez la dose, puisque ces changements peuvent réduire votre « tolérance épileptique » à l’alcool. Votre médecin et vous connaissez le mieux votre cas particulier. Développez de bonnes relations avec votre médecin et demandez ses conseils concernant la consommation d’alcool.